22/09/2008

La variole chez les canaris et hybrides

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La Variole pour les canaris et hybrides
C'est une affection très contagieuse due à un virus et qui peut décimer un élevage en quelques jours. La maladie est due à un virus (ultra-virus) et elle se présente sous différentes formes, suivant la localisation du virus et les complications qui surviennent.
Elle sévit essentiellement l'été, de juillet à septembre, au-delà les oiseaux qui n'ont pas péri sont immunisés.
La forme cutanée.
Elle est caractérisée par l'apparition de boutons aux pattes, à la tête (paupières), et parfois aux ailes. Ces boutons sont dus au virus qui s'est introduit sous la peau, à la suite d'une petite écorchure ou d'une piqûre de moustique. Le virus cause une irritation et du pus apparaît.
Ce pus se concentre et devient blanchâtre comme du fromage blanc dont il a la consistance. Lentement il est résorbé et disparaît, à moins qu'il ne soit expulsé au dehors.
C'est ce pus riche en virus qui est responsable de la contagion rapide. L'oiseau en se grattant le libère et souille son bec; il souille aussi les barreaux et en faisant sa toilette, il transporte le virus en d'autres points de son corps. D'autres boutons apparaissent, surtout aux pattes, et tout l'élevage peut être atteint en quelques jours.
A la tête, on peut observer une inflammation des paupières, et de petites plumes autour de l'œil peuvent tomber. Un bouton se forme et l'œil se ferme. Souvent la contamination se fait quand l'oiseau frotte sa tête contre un barreau souillé.
Il faut agir sans tarder, car le bouton peut gonfler, et si l'oiseau se gratte, il perce prématurément et s'infecte. D'autres microbes trouvent là une porte d'entrée et des complications surgissent. Une crolle épaisse peut se former, bloquant la circulation d'où gangrène. Elle affecte souvent la dernière phalange qui tombe avec l'ongle, parfois le doigt, et même la patte, pour peu qu'un bouton naisse sous une bague. On doit ôter la bague avec de fins ciseaux avant qu'il ne soit trop tard.
Dès les premiers boutons, il faut isoler les oiseaux atteints, pour éviter la contagion et mieux les soigner. Tous les barreaux doivent être lavés à l'eau javellisée ou changés. On doit donner un mélange d'antibiotiques à large spectre dans la boisson, en alternance avec des vitamines.
Les soins aux boutons dépendent de leur degré d'évolution. Au premier stade (simple rougeur), on badigeonne avec une pommade antiseptique, de préférence soufrée et formant emplâtre. Si l'oiseau ne se pique pas, le bouton régresse le plus souvent. Les boutons saignants doivent être nettoyés avec un coton imbibé d'antiseptique, séchés et saupoudrés de Cutisan (poudre bactéricide et antiseptique). Préalablement on peut laver à l'eau tiède.
Dans le cas où une crolle épaisse serait apparue et risque en séchant de bloquer la circulation, on la ramollit à l'eau chaude, et on réduit son importance avec des ciseaux fins ou par frottement. On met du Cutisan.
Il arrive qu'un bouton mûrisse sans percer; on voit qu'il contient du pus bien apparent et dense. On peut alors le crever avec une aiguille pour en extraire le pus, puis traiter comme un bouton saignant. La guérison s'observe le lendemain: l'enflure a disparu et la cicatrisation est en bonne voie.
La forme respiratoire.
Elle s'observe souvent en même temps que la forme cutanée, dont elle constitue une aggravation. Des troubles respiratoires apparaissent. L'oiseau éprouve un gène et sa respiration devient bruyante, il perd assez vite l'appétit, et bientôt se met en boule. La mort survient en quelques jours.
A l'autopsie, on observe une rate congestionnée et des poumons infectés. L'examen bactériologique révèle divers microbes: streptocoques, salmonelles, corynae bactérium, par exemple. Ils témoignent de complications. La forme respiratoire est aussi appelée diphtérie, car elle peut s'accompagner de l'apparition d'un mucus blanchâtre dans la gorge.
On arrive à sauver quelques oiseaux au moyen d'antibiotiques, mais le succès n'est pas brillant. L'épidémie est cependant enrayée.
La forme hyper-aiguë.
Elle provoque la mort en quelques heures, sans que rien ne permette de la prévoir, sauf peut-être une brève somnolence. L'autopsie ne révèle même pas de lésions. On doit mettre en cause une souche viral très virulente, attaquant les centres nerveux essentiels.
Contrairement à une opinion généralement admise, la variole ne donne pas une immunité totale. Un sujet déjà atteint, peut présenter quelques boutons l'année suivante. Cependant le fait que les adultes soient moins vulnérables que les jeunes témoigne d'une certaine immunité, au moins en ce qui concerne les complications microbiennes.
Prévention de la variole
Quand la variole s'est déclarée, des pertes sont inévitables; nous sommes très démunis contre les virus. Aussi doit-on prévenir la maladie par une bonne hygiène, par une nourriture saine et variée, et surtout par vaccination. Deux méthodes sont utilisées:
- la vaccination par piqûre. Le vaccin antivariolique (PoulvacR P canary)
est administré simplement en traversant la membrane alaire avec une aiguille. On vaccine avant la mue, sinon l'immunité risque de ne pas être acquise lorsque le virus apparaîtra. Vacciner en cours d'épidémie n'est pas indiqué, et procure sur tout un réconfort moral; car les jeux sont faits;
- le traitement homéopathique. On donne préventivement en juillet et même l'hiver (février), des granulés de Vaccinotoxinum 7 CH et de Diphtérotoxinum 12 CH. Ces produits sont en tubes constituant chacun une dose pour environ 100 à 150 oiseaux. On met une dose dans un litre d'eau d'Evian qui sert pour une semaine. Puis on recommence une semaine plus tard avec le second produit.
Pour un petit nombre d'oiseaux, on réduit le nombre de granulés proportionnellement au volume d'eau à utiliser.
Il est utile de traiter également en février. La seconde méthode est simple mais assez longue. La vaccination par piqûre est rapide et plus sûre, en cela que l'on donne à chaque oiseau la dose voulue. Des éleveurs sont très satisfaits de l'une ou bien de l'autre méthode.

14:30 Écrit par Christian dans Général | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

L'épilepsie ou mal caduc.

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L'Epilepsie ou mal caduc :
C'est une sorte d'apoplexie causée par plusieurs facteurs mais le principal étant une nourriture inadéquate, trop grasse et trop échauffante (Chanvre, Niger, Avoine pelée, etc.).
Elle peut être aussi due à un manque d'exercice du sujet c'est à dire cage trop peu spacieuse ou lors de l'élevage lorsque le mâle est trop excité. Lorsque cela se produit sous vos yeux, le remède est de prendre l'oiseau en main, de lui arracher une ou deux plumes de la queue et de faire couler de l'eau froide sur sa tête.

 

 

 

 

 

14:26 Écrit par Christian dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Colibacillose

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La Colibacillose :
Les colibacilles sont présents de façon normale et en permanence dans l'intestin des oiseaux, mais il existe des types pathogènes qui, en dehors de l'intestin, peuvent causer une véritable maladie, ils sont capables de traverser la coquille de l'oeuf et causer la mortalité des jeunes oiseaux du nid. La Colibacillose est la principale cause, dans 95% des cas, de la mortalité post-natale, entre le 4ème et le 10ème jour, suivant la résistance des jeunes (A. Delille, 1979).
Les pattes souillées, l'abdomen de la femelle, apportent des microbes, et l'embryon, tout comme le nouveau-né constituent un terrain favorable.
La mortalité peut se produire dans l'œuf. Plus tard le jeune dépérit, d'où un retard de croissance qui peut inciter la femelle à abandonner sa couvée. Il y a souvent de la diarrhée et le nid est coloré par des fientes dorées à orangés.. Elle provoque la déshydratation du jeune dont la peau est fripée. Si elle est importante et tardive, le ventre de la femelle en devient humide, c'est la "suée". Il est donc conseillé d'effectuer un traitement antibiotique préventif sur les reproducteurs. Il faudra utiliser un autre antibiotique s'il y a mortalité au nid car cela indique que le ou les antibiotiques employés préventivement ont été inefficaces. La meilleure façon d'opérer est de faire pratiquer l'autopsie d'un oisillon mort, accompagnée d'un antibiogramme qui désignera avec certitude la solution à adopter.
Traitements : Certains éleveurs préconisent un traitement préventif 3 semaines avant la première ponte à base d'antibiotiques à large spectre (ESB3 30% en vente en pharmacie), pour " blanchir la femelle ".
D'autres emploient le Biotess du laboratoire Virvae France et l'anti-infectieux Eritavicol du labo Vétoquinal de France.
Les symptômes de la colibacillose sont assez semblables à ceux de la Pseudo tuberculose et de la Salmonellose et heureusement, le traitement est le même. Donc si l'on ne sait pas avec certitude à quelle maladie on est confronté, on a la chance de pouvoir appliquer un traitement!
Flagellamix au moment de l'éclosion pendant 6 à 12 jours.
Linco-spectin (1 c à café par litre d'eau pendant une semaine).

14:21 Écrit par Christian dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |